Taisen・Animø Virile・Beckahesten

Taisen・Animø Virile・Beckahesten

Taisen |

Avec A Cycle Ends, Taisen signe une pièce de finitude élégante, presque cérémonielle. Tout ici parle de passage : des nappes sonores lentes, comme patinées par le temps, une pulsation discrète qui avance sans jamais presser, et cette sensation persistante d’un monde qui se referme doucement sur lui-même.

Le morceau ne cherche pas l’accroche, mais l’empreinte. Il s’écoute comme on observe une lumière décliner – avec attention, dans le silence. A Cycle Ends est moins une conclusion qu’un souffle suspendu, une esthétique de la retenue où l’émotion naît de l’espace laissé entre les notes. Une chronique sonore pour amateurs de fins belles, calmes et irrévocables.

Animø Virile |

Avec Impardonnable, Animø Virile explore une noirceur maîtrisée, presque couture. Le morceau avance à pas lents, tendu entre froideur synthétique et pulsation charnelle, comme un aveu murmuré trop tard.

Ici, tout est affaire de retenue et de tension : une production épurée, des textures sombres, et ce sentiment d’irréversibilité qui s’installe dès les premières secondes. Impardonnable ne cherche ni la rédemption ni l’excuse – il s’impose comme une élégante sentence sonore, idéale pour les nuits lucides et les consciences éveillées.

Beckahesten |

Avec Inte Din Tid, Beckahesten livre une pièce d’une élégance mélancolique, tendue entre minimalisme glacé et émotion retenue. La voix, presque distante, glisse sur une production épurée où chaque son semble pesé, volontaire.

Le morceau s’écoute comme une mise à distance assumée – un refus calme, sans éclat, mais irrévocable. Inte Din Tid installe une atmosphère feutrée, idéale pour les fins de soirée silencieuses, là où la musique ne console pas, mais accompagne avec style.

 

Cet article a été publié dans la catégorie COLD MUSIK.

 

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