HOW TO HAVE SEX |

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Le film raconte l’histoire de Tara, une jeune britannique de 17 ans, qui se rend avec ses deux meilleures amies sur l’île grecque de Malia afin de célébrer la fin du lycée. C’est un endroit connu pour sa débauche : alcool, drogues, sexe – et le trio arrive avec la ferme intention de se plonger dans le chaos. Le trio compte bien enchaîner les fêtes, cuites et nuits blanches, en compagnie de colocs anglais rencontrés à leur arrivée.

Mais pour Tara, la fille turbulente et excentrique du groupe, ce voyage marque un passage à l’âge adulte qu’elle n’a pas encore vécu.

Elle est encore vierge, et son avenir est sans but : elle est convaincue d’avoir échoué à ses examens et n’a pas d’aspirations professionnelles. Au cours de la semaine, sa vie va changer irrévocablement, car elle est exposée à des circonstances indépendantes de sa volonté qui la forceront à grandir.

Le film a reçu un accueil élogieux depuis sa première au Festival de Cannes, où il a remporté le très convoité prix Un certain regard.

Avec mes collaborateurs, nous avions organisé des groupes de paroles à travers le Royaume-Uni, divisés en deux – filles et garçons – afin de lire certains extraits du scénario et de recueillir leurs réactions. Certains ont lu la scène de l’agression et nous ont dit « mais ce n’est pas une agression ! » et à un moment donné, une fille a même dit « Il faut que les filles assument leurs responsabilités et ne se saoulent pas comme ça ». D’un autre côté, plusieurs jeunes, filles comme garçons, se sont mis à parler de leurs agressions parfois pour la première fois car ils voyaient qu’ils étaient en lieu sûr pour le faire et s’apercevaient qu’ils n’étaient pas seuls dans leur cas. Au bout du compte, nous étions encore plus convaincus qu’il était capital de faire ce film : nous devions aborder la complexité de la pression sociale en matière de sexualité et montrer que nous sommes un produit de cet environnement afin d’esquisser de nouvelles pistes d’avenir pour que la jeune génération se sente moins seule.
Après les quelques projections qui ont eu lieu jusqu’à présent, je me rends compte que les jeunes filles sont très émues et me remercient d’avoir traité de ce sujet complexe et important à leurs yeux. Cela reste encore compliqué pour les garçons, souvent ils ne restent pas lorsqu’il y a un échange avec le public à la suite du film. J’espère que cela va changer. Même les réactions de nombreux journalistes hommes à Cannes m’ont surprise : ils évoquaient l’alcool pour excuser les agressions ou le fait que Tara ne dise pas non, la responsabilité à leurs yeux semblait partagée… Nous n’avons pas représenté les agressions d’une manière violente ou excessive, mais réaliste. Je souhaite, avec ce film, ouvrir un espace où l’on pourrait parler, librement, d’une sexualité plus épanouissante et de susciter un débat, notamment avec les jeunes, sur les moyens d’y parvenir. Molly Manning Walker

Molly Manning Walker a dédié How to Have Sex aux victimes d’agressions sexuelles : « Nous sommes à vos côtés, nous vous voyons. » Un message qui résume parfaitement son geste de cinéaste.

Au cinéma le 15 Novembre |23

 

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