Festival Photaumnales

Festival Photaumnales

Terra nostra – le temps de l’Anthropocène

Expositions jusqu’au 19 Janvier 2020

La Terre est certainement le grand défi de notre temps. La puissance de l’Homme est devenue telle, ses impacts sur le climat, la biodiversité et les ressources sont si conséquents que nous sommes entrés dans une nouvelle ère, appelée Anthropocène selon le terme du prix Nobel de chimie Paul J. Crutzen.

Cette dénomination, qui signifie l’ère de l’Âge de l’Homme, rend compte du fait que notre espèce transforme la Planète de telle sorte que cela agit de manière irréversible sur ses processus biogéochimiques.

L’homme crée de nouveaux paysages, intervient sur le climat, vide les océans, bouleverse les écosystèmes, fabrique des êtres vivants d’un nouveau genre. Le monde naturel se transforme en un monde fabriqué par l’espèce humaine, marqué par la vision à court terme et l’exploitation abusive.

Aussi, pour cette 16e édition, les Photaumnales ont choisi d’interroger notre relation à la Terre par le prisme des regards que nous posons sur notre planète.

Parmi les photographes présent, on notera le travail de Mathieu Asselin sur la firme Mosanto® qui nuit, avec ses produits, sur des centaines de communautés, avec des conséquences terribles pour la santé et l’environnement. En regardant le passé et le présent de l’entreprise, le projet photographique vise à décrire l’avenir proche de Monsanto®.

A découvrir, également, le travail de Charles Xelot, intitulé Du Gaz sous la Toundra, et qui montre le développement récent de gigantesques
installations industrielles dans un environnement hostile, illustrant l’appétit sans cesse croissant de l’humanité pour l’énergie. La toundra nue, qui était autrefois parcourue par des troupeaux de rennes et leurs éleveurs, les Nenets, est maintenant remplie de pipes et de torchères.

Pour terminer sur une note positive, avec le travail d’Olivia Lavergne Jungles, où tout ici paraît témoigner d’une organisation savante, d’une
irréprochable distribution, au point que l’on se prend à douter : paysages
factices, nature domestiquée comme dans les serres tropicales ou décor
pour quelque film d’aventure ? Ces forêts-là tairont leurs secrets qu’Olivia Lavergne se gardera bien de trahir.
Puisqu’elle seule s’y est rendu et qu’elle en est revenue!!

www.photaumnales.fr

 

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