Week-End à Royan…

Week-End à Royan…

Face aux vagues de l’océan Atlantique, située sur la Côte de Beauté, la ville de Royan est une station balnéaire située sur la rive droite de l’embouchure de la Gironde.

Détruite par des bombardements alliés lors des combats de la Libération, la ville martyre est déclarée par la suite Laboratoire de recherche sur l’urbanisme et possède depuis un patrimoine architectural représentatif des années 1950 (dans un style architecture moderniste), ce qui lui vaut d’être classée ville d’art et d’histoire en 2010 – label attribué depuis 1985 par le Ministère de la Culture aux communes de France qui s’engagent dans une politique d’animation et de valorisation de leurs patrimoines bâti, naturel et industriel, ainsi que de l’architecture. Ce label succède à l’appellation « Ville d’art ».

Ce nouveau visage complète harmonieusement le catalogue foisonnant des villas Belle Époque épargnées.

Partez à la découverte de cette architecture unique dans les quartiers du Parc, de Pontaillac et de Foncillon où se côtoient villas balnéaires du XIXème siècle et villas de caractère au design fifties !!

Château de Mons

Faisant presque figure de miraculé, le Château de Mons est l’un des quatre monuments de la ville bâtis sous l’ancien régime à être parvenu jusqu’à nous.
Situé dans le quartier Saint-Pierre, il fut la propriété au XVIe siècle de Pierre Dugua de Mons, l’un des premiers explorateurs de la Nouvelle-France.

Villa Cordouan

La Villa Cordouan doit elle, son existence à un homme politique et écrivain nommé Pierre Pradié (1816-1892). C’est lui qui réussit à faire fléchir le fondateur de Pontaillac, Jean Lacaze, en le convainquant de reculer la voie qu’il projetait de tracer le long de la falaise, à l’emplacement de l’ancien sentier des douaniers, pour aménager trois terrains à bâtir, situés à un endroit exceptionnel.

En scrutant les détails des façades, l’œil averti pourra repérer quelques anachronismes qui laissent supposer que la villa a conquis son aspect actuel à la faveur de deux campagnes de construction. Elle permet d’affirmer que la façade postérieure, rythmée par une série de fausses loggias, a été accolée au corps de bâtiment initial.

Villa Les Roches

Mitoyenne de la villa Cordouan, Les Roches a vu le jour vers 1885, à la demande de Bernard Lacoste, un cafetier de Saint-Yrieix.
Depuis qu’elle a été radicalement transformée, au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’ancienne villa a changé d’identité. Un pudique manteau blanc est venu cacher ses tapageuses briques rouges, tandis que le niveau sous combles disparaissait au profit d’un second étage à part entière. Celui-ci est alors couronné d’une terrasse masquée par un rang de balustres venu également sertir le sommet de la tour à pans conférant aux Roches son rang de villa de type castel.

Dans le même temps, un mur de défense contre la mer, érigé au pied de la falaise et conçu à la manière d’une enceinte crénelée flanquée de tours, donne aux Roches un air de délicat palais de la Riviera posé sur la plate-forme d’un ancestral château fortifié.

Villa Castel-Horizon

Villa Castel-Horizon, qui s’appelait à l’origine Arlette, appartenait à un officier des haras nationaux en poste à Saintes, nommé Jousset. C’est lui qui l’avait fait élever vers 1906 par l’entrepreneur local Michel Ricoux, selon des plans dressés par l’architecte saintais Georges Naud.

Posée sur le plateau calcaire des Brandes, au-dessus des curieuses baignoires creusées au pied de la falaise sud-est de Pontaillac, l’ancienne villa Arlette a tout de suite imposé sa pittoresque silhouette de gentilhommière de bord de mer, où s’épanouit un style néo-Renaissance parfaitement maîtrisé, ennobli par l’utilisation exclusive de la pierre calcaire et de l’ardoise fine d’Angers.

Ancien collaborateur de l’architecte Eustase Rullier, auquel il a succédé en 1902, Georges Naud est aujourd’hui considéré, à l’échelon local, comme le dernier grand représentant des traditions architecturales qui ont marqué le XIXe siècle. Son attachement à certains savoir-faire ancestraux s’exprime pleinement à Castel Horizon, où il a su mettre à profit sa courte expérience d’architecte des monuments historiques.

Villa Hélianthe

En perdant son nom d’origine Trocadéro, la villa Hélianthe a fait fi de l’une des plus belles pages de son histoire, quand elle fut élevée vers 1910 à la demande de Philibert et de Pierre Breban, père et fils, directeurs de la prestigieuse salle de spectacles et de concerts du Trocadéro de Paris.

Dessinée par un jeune architecte parisien, André Oulif, et exécutée par l’un des frères Ricoux, de Royan, la villa Trocadéro a eu l’honneur de voir ses plans exposés au salon des artistes français et publiés dans différents périodiques, en particulier dans un numéro de L’architecture française de 1910. D’après la notice qui accompagne les illustrations, elle renfermait un escalier « à la française », réalisé en pitchpin, une salle à manger d’inspiration hollandaise avec solives apparentes, ainsi qu’un salon néo-Louis XVI, style en vogue dans les milieux bourgeois dans les toutes premières années du XXe siècle.
Affublée depuis 1988 d’inesthétiques balcons plaqués contre sa façade principale, la villa adopte les formes d’un opulent cottage dépourvu toutefois d’excroissance extérieure dérivée du bow-window. Bien que traitées en opus incertum réalisé avec des pierres calcaires de la région, les façades de la villa étaient dotées de balcons et de terrasses à balustres d’un dessin classique, ainsi qu’en témoigne encore le perron-porche latéral.

A noter : Visite guidée « RETOUR À LA BELLE ÉPOQUE AU PARC DE ROYAN » , Angle du boulevard Garnier et de l’avenue Émile Zola 17200 ROYAN – Tél : 05 46 08 21 00
Attention : du Boulevard Garnier au quartier du parc de Royan, Joséphine de Beauséjour conte l’histoire de la mode des bains de mer : de l’arrivée des premiers estivants à l’apogée de la station balnéaire en passant par la création des quartiers Belle Époque et la multiplicité des styles des villas et leurs histoires. Durée de la visite : 2h Distance : 1 km

Info + : Pour plus de curiosité, le service culture et patrimoine de la ville de Royan vous propose une découverte et la mise en valeur du patrimoine et l’historique de la ville.

www.ville-royan.fr

Et après cette plongée dans la Belle Époque, pourquoi ne pas revenir en 2021 et profiter d’un cours de yoga par July Healthy Cooking, blogueuse culinaire et professeur de yoga, sur un catamaran !!

Julie LOPEZ

A bord de La Sirène, profité d’un cours de Warrior Yoga – version dynamique et déstructurée du yoga classique qui peut se qualifier de » méditation en mouvement ». Échauffement, posture debout, posture assise, inversion, méditation …. tel est le fil conduction d’un cours de Warrior Yoga.

Le tout, au large du célèbre Phare de Cordouan, classé monument historique depuis 1862, ou bien à la découverte de l’estuaire…

www.royanatlantique.fr

www.infiniment-charentes.com

www.julyhealthycooking.com

www.croisierelasirene.com

 

Cet article a été publié dans la catégorie Evasion.

 

Qu'en pensez-vous ?