Des Oeufs et des Graines
Patrick Roger et Marie-Laure Viébel mettent en regard deux formes premières : l’Oeuf et la Graine. Deux matrices compactes et silencieuses qui contiennent déjà de l’énergie de ce qui s’apprête à naître.
Pour Patrick Roger, l’Oeuf devient un territoire d’exploration, il le travaille d’abord en chocolat, puis transposé en métal ou en aluminium et se transforme en volume sous tension.




Les forme se divisent, se heurtent et se dédoublent en évoquant les forces élémentaires du corps, les impulsions vitales et les circulations d’énergie traversent la matière vivante.
Depuis plusieurs années, Marie-Laure Viébel consacre son travail au « Coco de mer », graine archaïque et double, la plus volumineuse du monde végétal, petit trésor des Seychelles.




Recouverte de feuilles d’or, transposée en bronze ou en verre de Murano, le graine rentre dans le domaine du sacré, et devient « Graine de vie ».
Entre ces deux artistes se tisse un même rapport à la matière et au geste. La maitrise du chocolat pour l’un, la dorure à la détrempe pour l’autre.
Tous les deux interrogent ce point d’origine où la matière se charge d’une force vitale là où tout commence.
Exposition éphémère jusqu’au 26 mai -26
2-4 place Saint-Sulpice, Paris (6e). Entrée libre.
Patrick Roger, le sculpteur chocolatier à l’imagination débordante
Le Rodin du chocolat consacré en 2000 Meilleur Ouvrier de France chocolatier est bien connu des cacaophiles. Mais pas que… Il est également sculpteur atypique de talent et vigneron dans les Pyrénées- Orientales. Voilà près de 30 ans que ce passionné de voyages et de motos, rebelle, hyperactif crée des œuvres abstraites, extravagantes, voire gigantesques dans son atelier à Sceaux.
Aujourd’hui, Patrick Roger compte neuf boutiques à Paris, en région parisienne et à Bruxelles. Une belle réussite pour cet artiste chocolatier autodidacte exigeant et libre !
Marie-Laure Viébel, artiste plasticienne
Sculptrice française, elle travaille plusieurs matières, céramique, bois, marbre, bronze dont le verre inspiré d’un savoir-faire d’un maître de Murano. Après avoir suivi son mari diplomate aux Etats Unis puis en Inde, elle se forme au métier de la dorure et obtient un CAP à l’Ecole Boulle à Paris. Aujourd’hui elle expose ses œuvres en France mais aussi à l’étranger, Venise, Chine, Afrique du Sud.
Au premier coup d’œil, ces œuvres provoquent une émotion esthétique profonde.








Qu'en pensez-vous ?