ELLIOTT ERWITT |

ELLIOTT ERWITT |

Grâce à Mussolini, je suis Américain. Elliott ERWITT

Connu pour ses images en noir et blanc candides et souvent drôles, Elliott Erwitt est responsable de quelques-unes des plus emblématiques photos du XXe siècle, notamment des portraits de personnalités.

Je n’ai pas l’impression d’avoir reçu de ma famille une quelconque influence artistique. Elliott ERWITT

Adolescent vivant à Hollywood, il s’intéresse à la photographie et travaille dans une chambre noire commerciale, avant d’expérimenter la photographie au Los Angeles City College. En 1948, il s’installe à New York et prend des cours de cinéma à la New School for Social Research. En 1949, il retourne en Europe ; il voyage et prend des photographies. Erwitt s’engage dans l’armée américaine en 1951 et continue de prendre des photos alors qu’il est en poste dans le New Jersey, en Allemagne et en France.

À la fin de son service, il s’installe à New York. Erwitt est encadré par Edward Steichen et Roy Stryker qui apprécient son travail.

En 1953, Robert Capa invite le jeune artiste à rejoindre l’agence Magnum Photos.

Tout au long de sa carrière, l’artiste publie de nombreux carnets photos, souvent sur des chiens.

Ma première photo de chien qui ait été publié date de 1946. Je ne me souviens plus des circonstances ni de mon idée de départ. Le chien devait être drôle. De temps en temps, j’examinais mes planches contact pour voir ce qu’il y avait dessus, et j’ai fini par remarquer qu’il y avait beaucoup de chiens. C’est comme ça que l’affaire des chiens a commencé. Elliott ERWITT

Pour ses travaux personnels, il shoote en noir et blanc, alors que pour les magazines Look, Life ou Holiday, il explore la couleur, comme lorsqu’en 1957, il photographie des stripteaseuses de Las Vegas, dignes et puissantes.

L’exposition présenté au Musée Maillol de Paris, est une rétrospective de son œuvre, elle tente d’en présenter les nombreuses facettes et d’en dégager les traits distinctifs : humour, l’ironie teintée de tendresse, la curiosité toujours en éveil, l’accent mis sur l’émotion, que cet homme cultivé privilégié au détriment d’une approche sèchement intellectuelle.

J’ai toujours eu un appareil avec moi. Mes photos sont comme un journal. Une grande partie de ma vie est là. Elliott ERWITT

Exposition jusqu’au 15 Ao¨ût |23

www.museemaillol.com

 

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