FREEDOM FRY : Interview

FREEDOM FRY : Interview

D’où venez-vous ? |

Je viens de Paris et j’ai déménagé à Los Angeles ou j’ai rencontré Bruce il y a dix ans qui, lui, est originaire du Michigan. Donc, au jour d’aujourd’hui, nous sommes tous les deux bases à Los Angeles.

La genèse de l’album |

Quand on s’est rencontres j’étais styliste sur un clip d’un autre groupe que Bruce avait, et je lui ai fait écouter une reprise de Sylvie Vartan que j’avais enregistrée. C’est comme ça que tout a commencé et Bruce pensait que ce serait cool d’écrire des chansons en Français ensemble. Nous voilà dix ans plus tard avec un catalogue Freedom Fry bien achalande de chansons en anglais (c’était en fait plus simple d’écrire ensemble en anglais vu que Bruce ne parle pas Français), a l’exception de quelques reprises de chansons classiques Américaines que j’ai traduites en Français. 

En 2020 l’épidémie frappe et on s’est dit qu’il n’y avait pas meilleur moment pour moi de passer quelques semaines à me concentrer sur un projet uniquement en Français. On a écrit les mélodies ensemble et du coup ça a été une expérience complètement nouvelle pour nous deux, c’est pour ça qu’on a pensé que cet album était une invitation a quelque chose de différent pour celui qui écrit, comme pour celui qui écoute. D‘où le titre « L’Invitation ».

Votre EP en quelques mots |

Cet EP rassemble les chansons de l’album qui évoquent le sentiment amoureux. Plus particulièrement le fait que même lorsqu’on veut et pense avoir le contrôle des choses, certaines personnes parviennent à changer cet équilibre qui nous fait nous sentir en sécurité. Et ça a des répercutions à la fois physiologiques et psychologiques.

Votre prochain rêve |

Que cette foutue épidémie s’achève enfin… et que Freedom Fry joue a l’Olympia !

Votre souvenir de concert |

J’en ai beaucoup, des Rolling stones au Stade de France, ce sentiment d’admiration et cette fascination que tu peux avoir quand tu vois le pouvoir que la musique a sur tant de gens, tous présents, a chanter ensemble et connaitre les paroles de toutes les chansons.

Mais un de mes souvenirs les plus forts est certainement quand on a joué en première partie de Stromae lors de sa tournée sur la Côte Ouest en 2015. Plus particulièrement l’un des deux soirs au Fox Theater d’Oakland (en Californie)… C’était la parfaite alchimie entre nous et les 2800 personnes qui étaient dans le public. On en garde tous un souvenir impérissable.

Votre meilleur souvenir de concert en tant que spectateur |

Comme je l’ai dit, j’en ai beaucoup, au travers de mes yeux d’enfant et d’adulte. Petites salles, ou grandes… c’est très dur de trancher et d’en choisir un seul… Mais entant que musicien, tu te retrouves à jouer a beaucoup de festivals et notamment SXSW (au Texas) était toujours un rendez-vous annuel qu’on attendait avec impatience parce que c’est comme une colo pour les musiciens et entre chaque concert que tu joues, tu vas voir d’autres artistes jouer et tu peux finir à prendre un verre avec eux. C’est là qu’on a rencontré Stromae et on y a aussi vu Christine & the Queens d’ailleurs.

Un autre concert dont je garde un bon souvenir est le mini concert de Air au Jimmy Kimmel Live à Hollywood. Bruce m’avait eu des places en VIP pour mon anniversaire et il se trouve qu’un de nos amis musicien Français était dans le public et connaissait le pianiste, donc on a tous pris un verre au Roosevelt après. Le genre de moment que tu ne peux vivre qu’a LA.

Qu’est-ce qui vous inspire ? Comment fonctionnez-vous ? |

Tout nous inspire… La plupart des groupes restent dans un style de musique particulier, mais en ce qui nous concerne, on a des gouts très éclectiques, on écrit tout genre de musique, et on ne restreint pas notre imagination.

L’inspiration nous vient au petit déj, une fois réveillés, réchauffés par le café et l’estomac rempli, c’est le moment où on a l’esprit le plus repose et ou les idées nous viennent. On a tout un tas de demo enregistrées comme ça sur le téléphone et 2, 3 fois par an on les écoute et on ne garde que celles qui ont le plus de potentiel.

Vos references « French touch » ? |

Tous les classiques… il y en a tant ! de Serge Gainsbourg pour la poésie des paroles et l’émotion, à Phoenix pour le style et l’énergie… Dur de choisir.

www.freedomfrymusic.com

 

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