Signé par le dessinateur italien Marco Delizia, l’album qui s’inscrit dans la tradition raffinée de l’érotisme dessiné européen, où la volupté dialogue avec l’élégance du trait.
Ramba, héroïne sculpturale et incendiaire, appartient à cette lignée de figures féminines iconiques de la BD érotique italienne.

Dans ce second volet, Pardonne mes offenses, elle apparaît plus troublante encore : une femme libre, consciente de son pouvoir de séduction, évoluant dans un univers où désir, manipulation et plaisir s’entrelacent.
Marco Delizia ne se contente pas de mettre en scène un personnage sensuel ; il façonne une véritable présence graphique. Les courbes de Ramba sont travaillées avec une précision presque classique, rappelant parfois la statuaire italienne, tandis que ses expressions – mi-innocentes, mi-provocantes – donnent à chaque planche une tension délicieuse.
Le style de Marco Delizia s’inscrit dans la grande tradition du fumetto érotique. Le dessin, net et souple, privilégie les lignes sensuelles et les compositions aérées. Les corps semblent respirer dans l’espace de la page, et chaque posture devient une chorégraphie de regards et de gestes.

Les décors, souvent discrets mais soigneusement posés, servent d’écrin à cette théâtralité charnelle. Qu’il s’agisse d’intérieurs feutrés, de lieux nocturnes ou d’espaces plus intimes, l’artiste privilégie toujours l’atmosphère : un éclairage, un drapé, une posture suffisent à suggérer toute une scène.
L’album ne repose pas uniquement sur l’esthétique des corps. Il propose aussi une narration faite de situations ambiguës, de jeux de pouvoir et de tentations assumées.
Le titre Pardonne mes offenses résonne d’ailleurs comme une confession ironique : chez Ramba, la faute n’est jamais très loin du plaisir.
La dramaturgie avance ainsi par petites provocations, par regards qui s’attardent et par rencontres où l’équilibre entre domination et abandon reste toujours fragile.








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